Description du kit

L'aile et ses 2 ailerons sont faits en polystyrène haute densité recouvert de fibres de verre.
L'aile est suffisament rigide pour résister à toutes les figures possibles.
Les ailerons sont déjà pré-découpés, les fourreaux sont installés dans l'aile et le stab.
Le fuselage et la verrière sont en fibres de verre.
Le kit comprend : l'aile en 2 parties, le fuselage avec la verrière et la dérive, le stab, le renvoi d'angle,
les foureaux aluminium et laiton à installer dans le fuselage (clés d'aile, axe de renvoi),
les clés d'aile et de stab.
La version luxe comprend en plus les commandes en carbone, 6 chapes métal M2,5 ,
33 cm de tige filetée M2,5 , 2 chapes à boule avec CAP emmanchée.
Les ailerons sont découpés, renforcés au microballon avec lèvres d'étanchéité et articulés au silicone.
Sur demande, le Voltij peut être fabriqué entièrement en carbone. Ci-dessous : le voltij carbone électrique
de Marc Chevasson (photos de Vincent Besançon).
Le Voltij "quadro-flaps"

Le Voltij quadro-flaps d'Adrian Cuesta - Espagne
Le Voltij en quadro-flaps est de plus en plus demandé.
En effet l'ajout de 2 servos supplémentaires
(exemple : graupner C271) permet d'optimiser le comportement en roulis ; les volets débattent alors moins que les
ailerons et la trainée s'en trouve diminuée. L'utilisation des aérofreins crocodiles facilite
grandement les atterrissages.
L'option "quadro-flaps" se compose d'un trou dans la 1/2 longueur de la 1/2 aile pour le passage des fils de
servos ; la zone recevant le guignol d'aileron est un peu plus chargée en résine microbalonnée.
Supplément de prix : 10 euros
Sur son site web, Laurent Vidal a rédigé un excellent article dans lequel il explique toutes les étapes du
montage en "quadro-flaps" :
aerololo.free.fr
La décoration du Voltij
Le Voltij est bicolore ; il est composé d'une base jaune ou blanche et d'une couleur au choix.
Répartition des couleurs : fuselage jaune/blanc, verrière et dérive de couleur
* si aile avec base jaune : extrados jaune avec dégradés de couleur, intrados couleur
* si aile avec base blanche : extrados couleur avec dégradés blancs, intrados blanc
Les couleurs disponibles sont : orange, rouge, rose, vert,
bleu clair, bleu foncé, milka (violet clair), violet foncé.

Voltij jaune/rouge
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Voltij jaune/milka
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Voltij blanc/milka (photo Pierre Rondel)
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Ci-dessous le "Voltij Némo" de Matthieu Mervelet
Il faut compter 30 € de supplément.

FLY TEST
par Jean-Louis Coussot pour le magazine FLY
International Juin 1999.
Surprenant !
Oui, de A à Z, le Voltij est un
planeur qui surprend. Ca commence par ses lignes extérieures. Le fuselage
présente une largeur presque constante du nez à la queue ! Objectif, une surface
latérale avant importante et très plate, destinée à favoriser le vol sur la
tranche. La dérive, très épaisse, est prolongée vers le bas par une sous dérive,
afin de "descendre" au maximum l'action de la gouverne de direction et limiter
ainsi les effets secondaires. L'aile, implantée médiane est équipée d'un profil
très spécial pour un planeur, conçu par Marcel Guwang, et baptisé MG05, il
s'agit d'un biconvexe symétrique de 9% d'épaisseur relative, avec une épaisseur
maxi très avancée , ceci pour favoriser le pilotage 4 axes, c'est-à-dire
l'utilisation de volets dynamiques de très grande profondeur (30% de la corde).

Lancer
:
On dispose de beaucoup de hauteur sous l'aile pour saisir le Voltij,
cependant, l'étroitesse du fuselage donne une prise en main inhabituelle, avec
la main très fermée. En air calme, le lancer est facile. Par gros temps, la
tenue latérale est moyenne et on sera content d'avoir un lanceur.
Vol
lent :
C'est la très grosse surprise ! Le Voltij, malgré une charge
alaire élevée pour sa taille et son profil mince et symétrique vole parfaitement
dans une dynamique très modérée. Les volets s'avèrent d'une efficacité
exceptionnelle et on peut doser la portance et la vitesse de vol en choisissant
la position de la courbure. Avec les réglages indiqués dans la notice, le lacet
inverse n'est jamais gênant, même en vol très lent. La dérive puissante n'est
utilisée en virage et en spirale qu'avec de faibles amplitudes, amplement
suffisantes. Le vol lent volets fixes baissés de 12 mm permet de gratter très
correctement et de monter dans les thermiques aussi bien que beaucoup de
planeurs moins chargés. La stabilité spirale est bonne et la tenue de
l'inclinaison facile. Le planeur est indifférent en roulis, ce qui est normal vu
le dièdre nul. Le décrochage intervient très tard et l'abattée est parfaitement
axée. Le départ en vrille n'est obtenu qu'en provoquant la dissymétrie. En vol
lent volets à 6 mm et snap flap actifs, on peut serrer les virages sans crainte
de voir le Voltij déclencher. L'utilisation des volets dynamiques permet de
soutenir les virages aux volets et non à la profondeur, ce qui permet de tourner
encore plus court dans les zones ascendantes et donc de les exploiter au mieux.
En transition, les volets dynamiques permettent de doser la vitesse du modèle
très précisément et d'exploiter la masse d'air: ça monte, on freine et on
augmente le Cz, ça chute, on rentre les volets pour accélérer et quitter la zone
au plus vite.
Vol rapide :
Deuxième surprise : le Voltij ne se
traîne pas, mais il ne vole pas spécialement vite pour un tout-plastique. Ce
n'est pas une machine destinée au F3F, c'est clair. Les trajectoires sont
propres en air laminaire. Le Voltij préfère assurément une dynamique modérée et
laminaire à un vent très violent et turbulent.
Voltige :
Le
chapitre pourrait être mélangé avec le précédent. On a pour habitude de penser
que voltige planeur et vent fort vont de paire. Il faut absolument oublier cette
idée avec le Voltij. S'il est capable de voler dans la tempête sans difficulté,
ce n'est pas dans ces conditions qu'il donne le meilleur de lui-même. C'est dans
le petit et moyen temps qu'il révèle ses capacités. Le Voltij présente certaines
similitudes avec les multis de F3A : il semble voler à vitesse assez constante
et n'accélère pas trop dans les descentes. Il est par contre capable de passer
les figures classiques avec une vitesse modérée. On se contente donc d'une
altitude initiale faible pour pouvoir envisager une figure. Les tonneaux peuvent
être au choix très rapides ou très lents. En tonneau lent, l'utilisation de la
direction reste modérée. Les tonneaux à facettes marquent parfaitement les
arrêts de rotation, sans inertie. Attention à la puissance des ailerons pour ne
pas aller trop loin sur les facettes. Les boucles peuvent au choix être amples
ou ultra serrées. L'utilisation des volets dynamiques permet des fantaisies, du
genre boucle de grand diamètre resserrée au sommet. La boucle inverse passe
facilement et ne consomme pas une très grande altitude. Elle remonte
correctement et si vous êtes un peu limite en vitesse en arrivant en haut,
sortez les volets en grand, le modèle n'avancera pas plus, mais il ne retombera
pas !
Passons à la direction : le renversement est remarquable. Il peut
être botté vraiment tard et pivote de façon très pure. Contrairement à la
plupart des planeurs, pas besoin de contrer aux ailerons durant la rotation pour
rester dans le plan. Il est possible de faire un renversement "à facettes" en
contrant à la direction quand le planeur arrive fuselage horizontal. On peut
nettement l'arrêt et relancer la rotation. Joli, surprenant, exotique. Pire, si
on botte assez tôt et que l'on contre ainsi, en maintenant l'ordre à contre, on
arrive à laisser descendre le planeur sur la tranche quelques mètres. Euh,
dites, c'est grave ? Bien entendu, les renversements peuvent sortir aussi bien
ventre que dos et le double renversement est une formalité. Toujours concernant
la direction, passons au vol tranche qui est carrément exceptionnel. On prend du
badin, on met le nez 5° en l'air, un coup d'ailerons, et toc, un poil de
direction pour tenir le nez haut. Le planeur reste parfaitement en ligne, et il
n'y a pratiquement aucune correction à faire aux ailerons. Au fur et à mesure
que la vitesse diminue, on augmente la pression sur la direction, et ça dure !
Il faut éventuellement corriger très légèrement à la profondeur. Si on insiste,
on arrive en butée de dérive, le planeur toujours stable et maîtrisable. Il
commence alors à s'enfoncer, mais avec les ailes toujours verticales et le nez
ne plonge pas. Avec une bonne vitesse, on peut facilement faire 100 mètres sur
la tranche avant que le planeur ne commence à descendre. Je crois que je n'avais
jamais vu cela avant en planeur. Je passe sur les figures classiques genre
retournement, Immelmann, huit cubain qui évidemment passent sans difficulté.
Démarrez une boucle, et arrivé au sommet, là où normalement la vitesse est trop
faible (d'habitude...), passez un demi tonneau, poussez pour continuer en boucle
inverse et en arrivant de nouveau en haut, demi tonneau, complétez la boucle
ventre... Avec le Voltij, c'est presque facile !
Le vol dos est très
facile, identique en fait au vol ventre. Gratter sur le dos n'a jamais été aussi
facile. Quant aux figures dos, le planeur est capable de faire exactement les
mêmes qu'en vol ventre, reste à savoir si le pilote arrive à tout inverser
correctement. Un retour sur le décrochage : si la vrille part à la direction
seule en vol ventre, elle doit impérativement être aidée aux ailerons pour un
départ correct en vol inversé. Les arrêts sont nets quel que soit le nombre de
tours effectués. Les déclenchés sont nets, rapides et l'arrêt peut être précis.
De ce fait, l'avalanche figure plus usitée en avion qu'en planeur est
parfaitement faisable.
Venons-en à l'utilisation des volets dynamiques
aussi bien en positif qu'en négatif : mon impression actuelle est qu'il faut
réapprendre à piloter longuement de cette façon pour en tirer le meilleur en
voltige. On étend assurément les possibilités de la machine avec par exemple du
vol dos à des vitesses extrêmement faibles, accessible même en partant d'un vol
lent ventre...
Les possibilités avec des réglages conventionnels sont
déjà excellentes et le pilote qui ne veut pas passer au "4 axes" n'a pas de
crainte à avoir, le Voltij marche parfaitement de façon classique. La seule
chose, c'est qu'il faut au moins utiliser les volets sur un inter à trois
positions, toutes positives, avec un couplage "snap-flaps" en prime.
Approche et atterrissage :
Le Voltij arrive très vite et
l'utilisation des ailerons relevés le fait chuter mais pas ralentir. Si la zone
de posé est porteuse, attendez-vous à des atterrissages rapides. Si vous posez
dans une zone neutre, la sortie des volets en courte finale permet de freiner
considérablement avant de toucher. Pour ma part, je pense qu'une technique pour
ralentir le Voltij est d'approcher en glissade, et de profiter de la surface
latérale pour freiner le modèle en attaque oblique, l'absence de roulis induit
rend la manoeuvre modérément délicate.

Le Code de la Route prévoit désormais des passages bas de Voltij !
Panneau créé par Steve LANGE, USA, un accro du Voltij. Vous pouvez jeter un oeil sur son site :
www.slopeaerobatics.com

Laurac, près de Toulouse
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